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Le vaccin contre la tuberculose bovine

Bundesarchiv, Bild 183-51373-0002 / CC-BY-SA [CC-BY-SA-3.0-de (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/de/deed.en)], via Wikimedia Commons

La tuberculose bovine a fait beaucoup parler d'elle récemment en raison du débat sur la façon de régler le problème des blaireaux sauvages qui constituent un réservoir de la maladie. Des essais d'abattage de blaireaux doivent d'ailleurs démarrer sous peu. Cette page est consacrée au développement des vaccins et explique comment les animaux permettent de les élaborer et de les tester.

Développement du vaccin

Dans les années 1910, Albert Calmette et Camille Guérin ont développé un moyen de mettre en culture le bacille responsable de la tuberculose bovine, Mycobacterium bovis, qui le rend moins virulent. Par repiquages successifs, ils ont produit une souche atténuée incapable de provoquer la tuberculose chez les animaux de recherche et donc utilisable en tant que vaccin. C'est devenu le vaccin Bacille Calmette Guérin (BCG), qui a été administré pour la première fois aux êtres humains en 1921.1 Bien qu'il soit très sûr, il est relativement inefficace, offrant une protection limitée contre les formes adultes de la maladie. Il est maintenant utiliser de manière systématique uniquement dans les pays où la tuberculose bovine est fortement endémique.

La vaccination des animaux

Le vaccin BCG a depuis été testé chez les possums à queue touffue, les bovins et les blaireaux pour déterminer sa capacité à prévenir l'infection dans certains cas, plutôt que de simplement réduire la gravité des symptômes.2,3,4 Ainsi les scientifiques se sont rendu compte que le BCG pouvait être utilisé non seulement pour restreindre l'étendue de la maladie mais également pour prévenir l'infection.

Les vaccins contre la tuberculose bovine ont été mis au point chez les vaches. Ils provoquent cependant des résultats faux-positifs dans les tests cutanés de dépistage de la tuberculose bovine, rendant difficile la détection des animaux infectés. En vertu de la législation européenne, il n'est pas possible de vacciner les vaches sur le terrain. La recherche porte donc sur des vaches expérimentalement infectées.5


La vaccination des blaireaux pourrait contribuer à réduire la prévalence et la gravité de la tuberculose bovine dans une population de blaireaux, ce qui profiterait à la fois aux blaireaux et aux bovins.

Les premiers tests pour déterminer l'innocuité du vaccin BCG chez les blaireaux se sont faits en collaboration avec des chercheurs basés en République d'Irlande où a été construite une installation permettant d'accueillir les blaireaux dans un confinement biologique adapté. Cela a permis de déterminer la dose de vaccin appropriée.6


Les tests sur des blaireaux délibérément infectés par la tuberculose bovine ont montré que l'administration par voie intramusculaire était sûre et aussi efficace que par voie sous-cutanée. Cette méthode d'administration a l'avantage d'être plus facile, sans recours à l'anesthésie. Les essais sur le terrain et les études expérimentales ont démontré que la vaccination par le BCG par voie intramusculaire réduisait la progression et la gravité de l'infection par M. bovis, ainsi que les excrétions de M. bovis, chez les blaireaux.7,8


Des vaccins oraux destinés aux blaireaux sont actuellement à l'essai. Les formulations utilisées dans ces essais ont été développées pour les possums en Nouvelle-Zélande.9


Références

  1. http://www.who.int/vaccine_research/diseases/tb/vaccine_development/bcg/en/
  2. LAL Corner et al. (2002) Natural transmission of Mycobacterium bovis infection in captive brushtail possums (Trichosurus vulpecula) New Zealand Veterinary Journal 50(4):154-162 DOI: 10.1080/00480169.2002.36302
  3. G Ameni et al. (2010) Field Evaluation of the Efficacy of Mycobacterium bovis Bacillus Calmette-Guérin against Bovine Tuberculosis in Neonatal Calves in Ethiopia Clin Vaccine Immunol 17(10):1533-1538 doi: 10.1128/CVI.00222-10
  4. LAL Corner et al. (2008) Vaccination of European badgers (Meles meles) with BCG by the subcutaneous and mucosal routes induces protective immunity against endobronchial challenge with Mycobacterium bovis Tuberculosis 88(6):601-609 doi:10.1016/j.tube.2008.03.002
  5. http://www.defra.gov.uk/animal-diseases/a-z/bovine-tb/vaccination/cattle-vaccination/
  6. http://randd.defra.gov.uk/Default.aspx?Menu=Menu&Module=More&Location=None&ProjectID=10771
  7. S Lesellier et al. (2006) The safety and immunogenicity of Bacillus Calmette-Guérin (BCG) vaccine in European badgers (Meles meles) Veterinary Immunology and Immunopathology 112(1–2):24–37 DOI: 10.1016/j.vetimm.2006.03.009
  8. MA Chambers et al. (2011) Bacillus Calmette-Guérin vaccination reduces the severity and progression of tuberculosis in badgers Proc. R. Soc. B 278(1713):1913-1920 DOI: 10.1098/rspb.2010.1953
  9. http://www.fwi.co.uk/articles/07/03/2013/138028/oral-badger-vaccine-field-trial-under-way.htm#.Ua39e0DVB8E

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